Nous avons rencontré Christian en 2022.
Depuis il est devenu bien plus qu’un artiste que nous exposons, il est un regard, un mentor et surtout une présence précieuse dans l’histoire de Vendredi Sauvage.
Son travail développe une abstraction géométrique profondément architecturé. Des lignes, des ruptures, des aplats, des tensions graphiques qui composent presque une partition visuelle. La musique l’inspire et finit toujours par devenir un titre de tableau. Christian aime la précision, le détail, les équilibres fragiles, cette façon très singulière de faire dialoguer la rigueur de la construction avec une véritable liberté plastique sans que la musique ne soit jamais très loin.
Derrière cette œuvre colossale et immédiatement reconnaissable, il y a aussi un homme d’une franchise et d’une simplicité déconcertantes et dans son histoire il y eut Aline, son épouse, qui l’a accompagné et encouragé pendant des décennies dans la poursuite de son art. Un soutien essentiel, une complice, une muse, dont la présence continue forcément d’habiter une part de son parcours artistique, aujourd’hui encore.
Christian nous accorde sa confiance depuis les débuts de Vendredi Sauvage. Certains parleraient d’un honneur ou d’un privilège. Pour nous, c’est devenu quelque chose d’encore plus précieux : une amitié solide faite de confiance, de transmission et d’un amour commun de l’art.
Nous avons rencontré Charlotte Rivette en 2025 à l’occasion de l’exposition Sorcières Modernes, depuis son travail n’a cessé de nous surprendre.
Entièrement autodidacte, Charlotte possède une maîtrise du crayon de couleur assez fascinante. Sous la douceur de son trait se cache un véritable travail de superposition, de saturation et de modulation chromatique. Les nuances se construisent couche après couche, les contrastes gagnent en profondeur et les couleurs semblent presque devenir matière. Le résultat est intense, vibrant, parfois troublant et surtout immédiatement reconnaissable.
Depuis un an, Charlotte expérimente. Elle explore de nouvelles techniques, de nouveaux supports et de nouvelles façons de faire vivre son univers, dessinant peu à peu les contours d’une identité graphique qui lui appartient pleinement.
C’est ce que nous aimons chez Vendredi Sauvage, voir une artiste chercher, essayer, évoluer, prendre des risques et trouver progressivement son propre langage.
Cela fait maintenant un an que nous avons la chance d’exposer Charlotte et nous sommes particulièrement fiers de la confiance qu’elle nous accorde. La voir évoluer au fil de cette collaboration est un véritable privilège.
Pour celles et ceux qui voudraient découvrir ce qui se cache derrière les crayons : Charlotte sera présente au vernissage du 4 septembre 2026, prête à rencontrer les curieux, parler de son travail et partager un petit bout de son univers.
Un an de collaboration, et toujours autant de plaisir à vous faire découvrir son travail.
Une nouvelle artiste rejoint l’aventure Vendredi Sauvage ! Grande nouveauté, son travail nous arrive tout droit du Canada !
Formée en arts visuels à l’Université de Sherbrooke, Sherazade Perron développe une pratique à la croisée de l’abstraction géométrique, de l’architecture et d’une véritable réflexion sur notre manière d’habiter les espaces. Dans sa peinture elle construit une syntaxe plastique faite de lignes, de ruptures, de superpositions et de rythmes. La géométrie y devient presque une cartographie sensible : les formes s’imbriquent, se fragmentent et se répondent dans une tension constante entre ordre et déséquilibre, structure et mouvement.
Son travail interroge ainsi la mémoire spatiale, les trajectoires et les traces laissées par nos déplacements, comme autant de strates qui viennent transformer notre perception d’un territoire.
Cette recherche se prolonge dans une pratique sculpturale fondée sur le réemploi et la matérialité de l’objet. Fragments, structures et éléments récupérés deviennent des sortes de palimpsestes contemporains, chargés des usages, des déplacements et des histoires qu’ils ont traversés.
Une pratique exigeante, profondément contemporaine, où l’intime rencontre l’urbain et où l’espace devient le support d’une mémoire collective.
Vendredi Sauvage est très fier d’accueillir aujourd’hui Sherazade Perron parmi ses artistes et de faire traverser son univers jusqu’à Auch en gardant l’essence de son art et de son message.
Bienvenue dans l’aventure à cette artiste pleine de douceur, de talent et de sensibilité.
Son travail s’inscrit dans une pratique de la linogravure contemporaine, pensée comme un espace de narration, de résistance et de réappropriation.
À travers une iconographie où se rencontrent corps féminins, végétaux, oiseaux et gestes tendus, elle développe un langage visuel profondément symbolique autour de la maternité, du féminisme, de la santé mentale et de la vulnérabilité.
Le jeu entre creux et reliefs, propre à la matrice gravée, devient presque métaphorique : retirer de la matière pour faire apparaître une image, révéler ce qui demeure habituellement enfoui.
Sa pratique mêle ainsi figuration symbolique, esthétique militante et poétique du vivant, dans une démarche où l’intime dialogue constamment avec le politique.
Formée initialement à Sciences Po Rennes puis passée par la communication digitale, elle a d’abord trouvé dans la création un espace d’apaisement face à l’anxiété, avant d’en faire un véritable outil d’engagement.
Linogravure, impression textile, collage numérique, peinture… les médiums évoluent, mais une même intention demeure : faire image pour faire entendre.
Une œuvre à la fois tendre et frontale, traversée par la solidarité, la compassion et une indocilité profondément assumée.
Nous sommes très heureux d’accueillir au sein de Vendredi Sauvage une artiste autodidacte originaire de Colombie, dont l’univers nous a immédiatement séduits par sa fraîcheur, son énergie et sa singularité.
Sa pratique puise dans un imaginaire profondément personnel, où se rencontrent le féminin, l’émotion, la mémoire et l’expérience intime. Les références à l’illustration scientifique, à l’anatomie et au manga japonais nourrissent un langage visuel hybride, à la fois sensible, graphique et résolument contemporain.
Son travail se distingue notamment par une palette chromatique vive et généreuse, faite de couleurs franches, de contrastes assumés et de compositions où la figuration dialogue avec le symbole. Acrylique, crayons de couleur, pastels à l’huile, illustration numérique ou encore tatouage : elle navigue entre les médiums avec une grande liberté.
Nous aimons particulièrement cette capacité à faire cohabiter douceur et intensité, spontanéité et précision. Ses productions apportent à Vendredi Sauvage un regard neuf, une énergie très actuelle et une forme d’innovation visuelle qui enrichit naturellement le dialogue entre les artistes que nous choisissons de défendre.
Lazare se balade entre les mondes artistiques comme un voyageur curieux et serein. Il développe une technique
pluridisciplinaire large et vaste. En travaillant des essences de bois par un système de récupération, il assemble et façonne d’une manière unique des oeuvres qui seront touchés et bercés le spectateur dans son univers.
Sa pratique s’ancre dans une volonté de faire cohabiter les tensions brutes du vivant avec une matérialité irréconciliable. Le paysage reste son premier amour, son âme sœur. La mutation de tous les corpss ces corps deviennent des sortes d’écologies affectives là où la mémoire, le territoire et la matière se contaminent.
Lazare affectionne les matériaux trouvés, souvent blessés par le temps (bois, métal, os). Il cherche avant tout à tisser une narration organique et sacrificielle